samedi 5 novembre 2011

Semaine ski de fond ou raquettes dans LA CABANE DU BERGER

Durée : 6 jours / 5 nuits - existe en formule week-end
Descriptif :
Un séjour inoubliable, dans une authentique cabane de berger en pleine nature, en famille ou entre amis.
5 jours dans un magnifique petit refuge de montagne en rondins, qui peut accueillir de 2 à 6 personnes, au cœur du domaine nordique du Chioula à 1.600m d’altitude. Vous pourrez pratiquer : balades et randonnées en raquettes à neige et ski de fond.
Partagez intimité et convivialité au coin du feu, au milieu de la nature enneigée
Prix :
pour un groupe de 6 personnes : 138 € par personne
pour un groupe de 5 personnes : 155 € par personne
pour un groupe de 4 personnes : 181 € par personne
pour un groupe de 3 personnes : 224 € par personne
pour un groupe de 2 personnes : 310 € par personne

Le plus de ce séjour : une vrai cabane en rondins

Hébergement : catégorie refuge de montagne
Une cabane pastorale (occupée par le berger durant la période d’estives de mai à octobre) construite en fustes (troncs bruts) et matériaux naturels (laine de brebis - liège - toit vegétalisé ...) très bon niveau de confort pour un refuge de montagne non gardé
La cabane se situe en montagne sur le domaine nordique du Chioula (ski de fond et raquettes à neige) à 1heure de marche de l’accueil du domaine
Accès à pied ou en raquettes à neige en fonction de l’enneigement
La cabane peut accueillir de 1 à 6 personnes (une chambre pour 2 + 1 mezzanine de 4 places)
plus de détails sur la cabane du berger
Niveau et Dénivelé :
tous niveaux - enfants à partir de 8 ans
1h à 1h30 de marche pour arriver au refuge
nous adaptons le niveau de la randonnée en fonction de votre forme et de vos envies

Prochaines dates:

du dimanche 13 novembre au vendredi 18 novembre
du dimanche 20 novembre au vendredi 25 novembre
du dimanche 27 novembre au vendredi 2 décembre
du dimanche 4 décembre au vendredi 9 décembre
du dimanche 11 décembre au vendredi 16 décembre
du dimanche 18 décembre au vendredi 23 décembre
du mardi 27 décembre au dimanche 1er janvier

Calendrier indicatif - autres dates sur demande de novembre à avril

PROGRAMME

* Jour 1 dimanche  : arrivée dans l’après-midi - votre guide vous accueille au col du Chioula - randonnée en raquettes à neige vers le refuge - environ 1 heure de marche – installation à la cabane du berger
* Jour 2 à 5 du lundi au jeudi  : vous profitez de l’ensemble du domaine nordique – activités au choix : ski de fond – raquettes à neige – luge – balades à pied
en option : journée de randonnée en raquettes à neige accompagnée en dehors du domaine nordique du Chioula
* jour 6 vendredi : rendez vous avec votre guide à la cabane et départ en fin de matinée

Encadrement : accompagnateur en montagne diplômé pour votre installation au refuge puis pratique libre du ski de fond ou raquettes à neige - pistes balisées et sécurisées sur le domaine nordique
Portage : vous portez votre sac à dos pour votre installation au refuge (1 heure de marche seulement)
La fiche du matériel sera fournie à l’inscription
Nombre de participants : 2 à 6 personnes

mardi 23 août 2011

Pyrénées. Les chiens tuent plus que les ours !

Craintives, les brebis de Joël Castaing ne se laissent plus facilement approcher. « Et dès qu'elles voient un chien, c'est la panique » précise cet éleveur d'Espèche, dans les Hautes-Pyrénées, devant la quarantaine de bêtes qui lui restent au pré sur un troupeau d'une soixantaine, au début de l'été… « 12 brebis tuées, 5 disparues à 150 € la brebis… », résume-t-il… Mais il ne touchera aucune indemnité.
Il a très bien vu les deux chiens de chasse qui s'enfuyaient après le carnage. Mais leur propriétaire ne s'est évidemment pas fait connaître. Faute d'identification du responsable, l'assurance n'a donc rien payé. « Et les gendarmes n'ont pas pu prendre ma plainte ». En effet, « il n'y a pas d'infraction pénale pour un chien qui tue du bétail, mais des réparations civiles » explique la gendarmerie de Lannemezan. Ce qui au final, laisse donc Joël impuissant et révolté. Et son cas n'est pas isolé, en Midi-Pyrénées.

Sujet tabou

Douze brebis tuées dans le Lot, entre le 25 juillet et le 2 août derniers. Une douzaine d'autres dans le Tarn, d'avril à juillet, sans oublier les attaques dans le Lot et Garonne, en février et mars… La liste est loin d'être exhaustive.
« Entre 2004 et 2007, j'ai perdu 40 brebis à cause des chiens », témoigne ainsi Jean-Bernard Castéran, qui a réglé le problème en prenant un patou pour veiller sur les 1 600 têtes qui lui sont confiées dans le Louron mais refuse tout parallèle avec l'ours « car ce n'est pas comparable ». Président de l'association des bergers salariés des Hautes-Pyrénées il poursuit : « c'est rare que l'on n'ait pas des attaques dans les estives basses, souvent à l'automne. La mortalité normale pour un troupeau, c'est 2 à 3 % pour l'essentiel dus à la maladie, aux accidents, mais les chiens ce n'est pas négligeable non plus ».
Seulement voilà, si l'on sait comptabiliser que l'an passé, l'ours a tué 167 brebis pour un cheptel ovin estimé à 500 000 sur l'ensemble du massif, brebis indemnisées 250 € en moyenne… « Pour les chiens et leurs dégâts, il n'existe rien » confie un éleveur.

Un règlement discret et radical

Pourquoi ce silence entourant ces chiens prédateurs ? « Même en ayant identifié les chiens lors d'une attaque, je n'ai rien pu obtenir. Faute de preuve, leur maître a tout contesté », confie Jean-Bernard.
Or si lui a désormais décidé de toujours emporter un appareil photo, au cas où… d'autres ont des solutions plus radicales…
« Sachant qu'un chien qui a goûté au sang recommencera, s'il n'est pas traité à l'amiable, le problème du chien divagant est généralement réglé discrètement et définitivement par des voies « non officielles », et comme majoritairement, ce sont des chiens du voisinage, on préfère ne pas en parler », résume un fonctionnaire de l'Agriculture. De plus, « l'attaque de chien est accidentelle sur un territoire. Contrairement à celle d'un prédateur sauvage, elle peut ne jamais se reproduire. D'où une différence de réaction, sans doute », souligne Marc Dimanche, l'un des rares à avoir étudié le sujet.
"La dépêche du midi " 21.08.2011

mardi 2 août 2011

2 oursons de l'année, peut être 3, repérés en Ariège !

détection ourson ariège pyrénées
Photo Eric DURR
Flash Info Équipe Technique Ours / ONCFS, 29 juillet 2011
Détection d’une seconde ourse suitée
Une observation visuelle d’une femelle adulte accompagnée d’au moins 2 oursons de l’année a été validée sur le Couserans, en Ariège, le 29 juillet 2011.
Des randonneurs ont observé au moins 3 animaux jouant sur des plaques de neige pendant plus d’une heure le 28 juillet 2011. Les photos prises à plusieurs centaines de mètres étaient difficiles à expertiser mais des relevés de poils, de crottes et d’empreintes effectués le 29 juillet permettent de confirmer la présence d’une femelle avec au moins 2 oursons de l’année.
Par ailleurs, une seconde observation visuelle effectuée le même jour, sur le même secteur évoque la présence de 3 oursons sans que l’on puisse le valider pour l’instant.
L’identité de la femelle n’est pas connue pour l’instant mais le suivi réalisé sur la zone par le Réseau Ours Brun permettra peut-être de le savoir au cours de la saison.
Le Couserans est situé dans le noyau central de la population d’ours brun et classée en zone de présence régulière. Plusieurs femelles adultes ont été génotypées sur ce secteur et certaines n’ont pas mis bas en 2010, elles sont donc susceptibles de mettre bas en 2011 (Hvala lâchée en 2006 et Pollen née à Melles en 2007).
Seule la récolte de matériel génétique (poils, crottes) permettra de déterminer le sexe des oursons de cette nouvelle portée et l’identité de la femelle. Des photos ou vidéos automatiques permettraient également de déterminer la taille de la portée sans toutefois permettre l’identification certaine de la femelle.

lundi 25 juillet 2011

Pyrénées Rando Nature

Pour vos séjours en Ariège ou ailleurs dans les Pyrénées
http://www.pyrenees-rando-nature.fr/

lundi 11 juillet 2011

DETECTION D’UNE OURSE SUITEE

Une piste d’une femelle adulte accompagnée d’au moins 1 ourson de l’année a été relevée sur la
commune de St Lary en Ariège le 8 juillet 2011.
Les mesures effectuées sur les empreintes permettent de distinguer 2 individus différents dont 1 correspond
à une femelle adulte et l’autre à un ourson de l’année. Les relevés ne permettent pas de déterminer
le nombre d’oursons, ni l’identité de la femelle.
Le suivi réalisé sur la zone par le Réseau Ours Brun permettra peut-être de le savoir au cours de la
saison.
La commune de St Lary est située dans le noyau central de la population d’ours brun et classée en
zone de présence régulière. Plusieurs femelles adultes ont été génotypées sur ce secteur et certaines
n’ont pas mis bas en 2010, elles sont donc susceptibles de mettre bas en 2011 (Hvala lâchée en 2006
et Pollen née à Melles en 2007). Aucun élément ne permet de connaître l’identité de la femelle
concernée pour l’instant.
Seule la récolte de matériel génétique (poils, crottes) permettra de déterminer le sexe des oursons de
cette nouvelle portée et l’identité de la femelle. Des photos ou vidéos automatiques permettraient
également de déterminer la taille de la portée sans toutefois permettre l’identification certaine de la
femelle.

mercredi 29 juin 2011

Ours : Pour en finir avec la démagogie locale …

La poignée d'ours présents dans les Pyrénées (une vingtaine au total) font de temps à autre des dégâts dans les troupeaux des éleveurs locaux. Tout le monde le sait, personne ne le nie.
A chaque attaque d'ours, les associations d'opposants à l'ours sollicitent les médias qui relaient l'info. Elles ne disent jamais mot des autres causes de mortalité : prédation par des chiens, chutes, maladies, parasites, foudre ...
Pourtant, qui sait que 50 000 brebis meurent chaque année dans les départements pyrénéens ?
Soit 1 000 brebis par semaine en moyenne !

Cette focalisation systématique sur les seules brebis tuées par les ours fausse la perception du public : cela crée le sentiment que l'ours est un grand prédateur, par extension qu'il menace l'élevage, mais aussi qu'il est la seule cause de mortalité des brebis dans les Pyrénées.
Or, les pertes dues à l'ours ne représentent qu'1% de la mortalité estivale en montagne.

Que ceux qui en doutent demandent avec nous la publication du nombre de brebis mortes transitant par l'équarrissage dont un centre de collecte est situé à Saint-Gaudens !
Curieusement, nous n'avons jamais réussi à obtenir ces chiffres, alors qu'il s'agit d'un service public ...
Même si toutes les bêtes mortes n'y passent pas (l'été, elles ont laissées aux équarrisseurs n
aturels que sont les vautours), nous aurions ainsi un élément d'appréciation objectif de l'impact de l'ours.

Il est clair que dans cette affaire, les médias comme le public sont manipulés.

Par exemple, les associations défendant soi disant le patrimoine pyrénéen ne se sont pas émues de 50 brebis tuées en moins de 3 semaines dans la seule région de Foix, alors qu'elles ont largement communiqué pour 11 brebis tuées par l'ours en plus d'un mois et sur l'ensemble des Pyrénées ...
Le moins que l'on puisse constater, c'est qu'elles ont la sensibilité sélective.

Rappelons également par l'occasion que :
  • les bêtes tuées par l'ours (et le loup) sont les seules causes de mortalité systématiquement indemnisées. Si l'éleveur n'est pas assuré (la plupart ne le sont pas ...), les pertes dues aux chiens, chutes, maladies, parasites, foudre ... ne sont pas remboursées. Elles ne sont jamais comptabilisés, mais n'en existent pas moins et constituent 99% de la mortalité !
  •  Grâce et depuis le retour de l'ours, l'Etat finance un ensemble d'aides à l'élevage dont le montant n'a aucune commune mesure avec l'impact de l'ours :
    • embauches de bergers : subventionnées à 80%, et parfois plus
    • chiens de protection : subventionnés à 100%, y compris les frais de nourriture et l'accompagnement par des techniciens pour la mise en place
    • transport de matériel par muletage et héliportage : subventionné à 100%
    • clôtures de contention : subventionnées à 100%
    • réfection de cabanes; subventionnée à 80, voire 90%
Affirmer que la présence de l'ours menace l'élevage est un mensonge !
Nous mettons au défi quiconque de montrer, comptabilité en main, que l'ours a mis en péril une seule exploitation dans les Pyrénées depuis 15 ans !
Mieux que cela, nous sommes en mesure de démontrer que la mortalité des brebis a baissé dans les Pyrénées depuis le retour de l'ours :
Selon une étude menée sur l'efficacité des chiens de protection, chaque chien permet en moyenne de sauver chaque année 4 brebis sur l'exploitation, et 4 autres l'été en montagne.
Or, en 2010, 345 chiens étaient en service, dont 191 en estive.
Soit + de 2 000 brebis sauvées, plus de 10 fois le nombre de brebis tuées par les ours !

Et l'on est encore loin du bilan global. Les centaines de bergers embauchés chaque année grâce à des crédits obtenus depuis  le retour de l'ours permettent également de mieux suivre, soigner et protéger les troupeaux. Mais cela n'est jamais signalé, ni même mentionné.

C'est ainsi : l'ours est l'allié du berger, même s'il n'en est pas l'ami ...

Avec l'ours, les opposants ont trouvé mieux que la poule aux œufs d'or : plus ils "tapent" sur l'ours, plus ils obtiennent d'aides ...
Et comme la loi impose de conserver l'ours, la source ne risque pas de se tarir ...

Quoique ... qu'ils se méfient, le gouvernement semble les croire ...

Pour en savoir plus : télécharger notre brochure "La protection des troupeaux"

Contact presse : Pays de l'ours - Adet : 05 61 97 48 44 / 06 13 59 29 76

mardi 29 mars 2011

PNR de l'Ariège

L'ours qui a fait des montagnes ariégeoises l'un de ses principaux foyers pyrénéens de peuplement est un sujet que le PNR évite d'aborder.Car bien qu'il ait une image attractive auprès des touristes et incarne la biodiversité que le parc, de par la loi, est censé défendre, l'ours n'est pas en odeur de sainteté auprès des élus locaux qui composent le PNR. Le parc affiche un plein et entier soutien au pastoralisme, jusqu'à son logo, symbole de la montagne domestiquée, où l'on voit une docile brebis caressée par un berger.



Le Bureau du Syndicat mixte du PNR est composé de :
  • André Rouch (président),
  • Ginette BUSCA, Maire de Montjoie en Couserans (vice-présidente),
  • Robert ZONCH, Maire de Castillon en Couserans (vice-président),
  • Richard DANIS, Maire de St Pierre de Rivière (vice-président),
  • Gérard PIQUEMAL Maire adjoint de Soulan (vice-président),
  • Marc CARBALLIDO, Vice-président du Conseil régional Midi-Pyrénées (vice-président aussi)
La plupart se sont positionnés depuis longtemps contre l'ours !

mardi 15 mars 2011

Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.


 J'ai tapé "ours parc pyrénées ariégeoises" dans Google en espérant trouver sur le site du parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises une seule petite occurrence du mot OURS. NADA, rien. Juste un oubli ? Parc naturel ?
Si vous trouvez un ours qui traine, dites le moi, et surtout dénoncez l'absence de l'ours aux responsables du parc naturel des Pyrénées ariégeoises. Laissez une copie de votre commentaire à la Buvette, sous cette note où sur Facebook! Sur le pastoralisme par contre, on trouve plein de contenus !
Logo du Parc naturel régional Ariège Pyrénées Mon message : "J'envisage de retourner dans les Pyrénées en famille, et pourquoi pas en Ariège que je ne connais pas assez. Est-il possible de me donner des idées pour un voyage en famille (5 personnes) sur le thème de l'ours (gîte, promenades guidées, visites des habitats, des terroirs, explications sur leur vie, la biologie, la problématique de la cohabitation, rencontre avec des bergers etc.
Merci de bien vouloir me répondre. Étrangement, je n'ai rien trouvé sur l'ours sur votre site. Je me renseigne aussi pour les Monts Cantabriques ou les Abruzzes."
A vous ! Objectif ? 200 messages en 15 jours. Faites passer la cyberaction ! Et donnez moi vos liens touristiques sur le thème de l'ours...
Source. La Buvette des Alpages

Troupeaux cherchent bergers


par Philippe Serpault, journaliste en Ariège.
Le pastoralisme face à son avenir

Les récentes réintroductions de l’ours dans les Pyrénées pourraient permettre d’ouvrir sérieusement le dossier du pastoralisme, pour peu que l’on range au vestiaire les passions et les invectives.

Il est un pays verdoyant aux vallées encaissées d’où remonte une vie agricole et industrielle que l’homme a su créer de ses mains en extrayant les ressources d’une montagne généreuse. Du haut des sommets et au hasard des prairies d’altitude, l’environnement respire la tranquillité sur fond de clarines et sonnailles. Derrière ce tableau bucolique que nous offrent régulièrement les Pyrénées ariégeoises, une sourde bataille vient suinter depuis les vallées aujourd’hui trop boisées, faute d’avoir pu garder leurs troupeaux.

Troupeaux cherchent bergers. Photo Pascal Marguet
L’économie pastorale n’est plus à l’abri dans ces montagnes qui l’ont si longtemps nourrie et qui restent sa raison d’exister. Ce désarroi laisse la place aux dérapages incontrôlés attisés par des élus dont le rôle serait plutôt d’apaiser les tensions. Des éleveurs s’opposent à propos d’un animal qui a tant donné à l’histoire du pays par ses légendes, ses traditions et sa toponymie. Mais comment appelle-t-on un pays où la loi du silence pèse sur des éleveurs coupables de ne pas hurler avec les loups ?

L’anonymat est parfois requis en échange d’un témoignage qui ne cadre pas avec le discours officiel. La réalité de 2006 fut pourtant bien celle, préoccupante, où régnèrent menaces physiques et pression sociale, dans ce département de l’Ariège où tout le monde se connaît. Peut-on imaginer un berger, salarié d’éleveur, témoigner librement en faveur d’une cohabitation avec l’ours sans risquer de devoir chercher une estive sous d’autres cieux à la prochaine transhumance ? Il est grand temps de cesser de s’approprier un espace montagnard qui s’ouvre tout grand à de multiples utilisateurs, et constitue, quoiqu’on en pense, un patrimoine commun.

La conduite du troupeau

Au-delà des bruits de casseroles, de ceux qui ont sans doute autre chose à faire que de surveiller leurs troupeaux, il existe des éleveurs qui ont choisi de vivre aux côtés de l’ours, ce qu’ils font d’ailleurs depuis toujours car cet animal n’a toujours pas disparu des Pyrénées...

L’Association Pour la Cohabitation Pastorale (ACP) fut créée en 2001 sur le massif pyrénéen, cinq ans après les premiers renforcements de population ursine. Ses adhérents, éleveurs et bergers, plaident pour une réflexion approfondie sur la pratique de l’élevage de montagne: « Il faut cesser d’imaginer que tous les éleveurs et bergers sont pour la destruction de la faune sauvage. L’environnement fait partie de l’agriculture, le pastoralisme n’y échappera pas », soulignait Catherine Brunet, éleveuse à Siguer et coordinatrice de l’ACP à l’époque. L’association, devenue entre temps la Pastorale Pyrénéenne, n’entend pas se positionner par rapport à un prédateur quel qu’il soit: « Le remue ménage politique, on s’en f… », entend-on dans ses rangs. Il est utile de se pencher sur l’état des lieux qui prévalait voici dix ans: « De la Bigorre à l’Ariège, la moitié des estives n’était plus gardée », rappelle l’actuel président Gilbert Guillet, éleveur transhumant avec 230 brebis et deux patous, gravement menacé, en des termes peu avouables, en raison de ses positions favorables à la cohabitation avec l’ours.

Au sein même de la Pastorale, on se pose la question cruciale: « Peut-être aurait-on dû inverser les actions, d’abord nous donner les moyens de protéger les troupeaux avant de procéder à toute réintroduction. » Seulement voilà, quand on pratique la politique de la chaise vide, la concertation devient difficile et les considérations extérieures ont le plus de chance de l’emporter.

La désertification, la baisse des prix et le coût du travail ont amené la plupart des éleveurs à se passer des services d’un berger. Pourtant, les estives ont été améliorées, mais les aides portant sur le matériel en oubliant la dimension sociale du métier, a profondément modifié le travail du berger: « La brebis est devenue une bête à prime, il est temps de s’entendre sur un avenir commun. » Ainsi, on trouve trois cas de figure sur les estives :
  1. des brebis libres, visitées de temps en temps, entraînant un surpâturage et une érosion, sans compter l’enfrichement du bas de l’estive. De plus, ces bêtes sans protection sont une proie facile pour un prédateur, le troupeau est parfois éclaté et le suivi sanitaire n’est pas quotidien; c’est le cas le plus fréquent qui constitue les deux tiers des situations, d’où le potentiel d’emplois à créer pour l’économie montagnarde.
  2. Le simple gardiennage par un berger, qui ne conduit pas le troupeau, est le deuxième cas rencontré; il entraîne la même dégradation du milieu, mais assure néanmoins une présence humaine.
  3. Enfin, le troisième cas est celui du troupeau gardé et conduit, réduisant ainsi au maximum une éventuelle agression sans pour autant l’annuler. De fait, les éleveurs de la Pastorale Pyrénéenne, souhaitent poser le problème sur un plan plus général et interpelle les élus: « Si l’élevage était placé sur le plan économique et social, le dialogue serait plus facile. » Force est de constater que la déprise agricole entraîne une transformation du milieu ne favorisant pas le retour aux estives  : « Avec ou sans ours, l’essentiel est d’occuper le terrain, la lutte est permanente contre la forêt, et s’il y a un ours, c’est à nous de le confiner en milieu forestier.»
La cohabitation pastorale

Tout en regrettant l’appel systématique au boycott des réunions sur l’économie montagnarde qu’elle organise, la Pastorale Pyrénéenne se félicite de la forte augmentation de chiens patous, placés sur le massif pyrénéen: « Peut-être le chien de protection entre-t-il dans les mœurs », suppose Cyprien Zaire, technicien de l’association.
Aujourd’hui encore, certaines méthodes s’avèrent stigmatisantes en Ariège: « Celui qui prend un chien de protection est soupçonné d’être favorable à l’ours, alors que le patou est très efficace contre les chiens errants qui font plus de dégâts que les ours. » Le chien de protection fait pourtant l’objet de débat: « Ce n’est pas un outil que l’on met en place, le fait d’intégrer un chien de protection à un troupeau prend du temps », et le temps, c’est précisément ce que l’on ne sait -ou ne peut- plus prendre. Néanmoins, chacun s’accorde pour retenir, à partir de l’année 2006, la collaboration avec la Direction Départementale de l’Agriculture de chaque département et le lancement d’un programme national piloté par l’institut de l’élevage sur la protection des troupeaux en partenariat avec la Fédération Nationale Ovine.
L’objectif est de recenser le nombre de chiens de protection, d’évaluer leur efficacité et de relayer l’information auprès des éleveurs: « Nous avons un apport important à donner, notre travail est pris en compte au niveau national », note Cyprien Zaire. Il reste à accompagner une demande qui devient de plus en plus forte, et pas seulement dans les Pyrénées: « Des éleveurs, non confrontés à un prédateur sauvage, se rendent compte qu’ils peuvent bénéficier de nos services pour la protection de leur troupeau. »

Cela étant, l’ACP souhaite se démarquer de cette image “pro-ours” qui lui a été collée: « Le travail sur les chiens de protection nous aide à effectuer le lien », d’ailleurs, un éleveur, fut-il à la Pastorale Pyrénéenne, ne se réjouit jamais face à la perte d’une ou de plusieurs de ses bêtes. Pour autant, les éleveurs n’éludent pas la question des autres utilisateurs de la montagne vis à vis des chiens de protection: « Tant que la législation n’est pas plus claire, on n’est pas à l’abri d’éventuels problèmes », note un éleveur de Haute-Garonne.
Des panneaux d’information se multiplient aux abords des estives, invitant les randonneurs à éviter les troupeaux. La logique la plus élémentaire voudrait que l’on laisse les troupeaux en paix, d’ailleurs, qui aurait l’idée de traverser un troupeau de bovins où trône un taureau? Les brebis doivent faire preuve de la même attention et le patou est aussi là pour leur éviter toute perturbation. Si tout le monde se retrouve sur ce point, il reste le problème de la responsabilité en cas d’accident.

La Pastorale Pyrénéenne  souhaite la mise en place d’une aide juridique pour les éleveurs qui pourraient être confrontés à ce problème. Il reste enfin ce lien social à construire au sein d’un monde éparpillé dans la montagne: « Il y a une attente en termes d’informations sur le prédateur, la plupart des éleveurs ne se retrouvent ni dans la presse qui grossit l’événement, ni dans les communiqué rassurants de la préfecture », constate un technicien de l’asssociation.

Aujourd’hui, des moyens existent pour sauver ce qui peut encore l’être, mais l’argent public distribué demande obligatoirement une contrepartie et donc un compromis, la profession elle-même reconnaît entre 55 et 60% de ses revenus provenant de primes. Cette situation n’a rien de scandaleux, bien au contraire, s’il s’agit d’aménagement du territoire et du maintien du tissu rural, mais celui-ci sera pluriel qu’on le veuille ou non. Si l’éleveur a besoin d’être accompagné, il ne gagnera rien à être instrumentalisé comme c’est le cas depuis cinq ans.
L’ours n’est pas apparu récemment dans les Pyrénées, et la politique agricole menée depuis cinquante ans a trouvé ses limites en faisant descendre l’éleveur de sa montagne, et ce faisant, lui a fait perdre ses repères. En cela, cette politique aura été autrement plus destructrice pour la vie montagnarde que quelques plantigrades, fussent-ils slovènes. Tout réflexe identitaire d’un autre âge ne présage rien de bon, l’histoire nous démontre que les conséquences ont toujours été funestes.

Philippe Serpault, journaliste en Ariège
Photo : Pascal Marguet

jeudi 17 février 2011

La montagne accueillante ...merci qui?

Surenchère des incendies en Ariège

Plus de 50 hectares sont partis en fumée, 12 hectares se sont déjà consumés sur le hameau de Laborie au cœur de de la forêt de Bélesta, et presque autant à Perles et Castelet, La Pège, Arnave, Mazères ou Miglos…
Pastoralisme à visage humain? Sauvegarde du patrimoine?
"Que la montagne est belle … mais savez vous … que les Pyrénées ne sont pas seulement «naturelles» !" publie l'ADDIP dans un triptique très représentatif ! "Sans ces femmes, ces hommes, ces troupeaux, ce paysage deviendrait un désert envahi de broussailles. Enfrichement, ensauvagement, fermeture du milieu : la Montagne accueillante et ouverte aux activités de loisirs deviendrait une porte close."
C'est sûr, les écobuages, ça sculpte le paysage ! Regardez les montagnes du pays Basque...

danger pour les abeilles


Du 15 au 21 février, France Nature Environnement
lance une grande campagne sur 3 dangers majeurs,
les OGM, les pesticides et la prolifération
des algues vertes.

le danger n'est pas où l'on croit...